Escapade sur le sentier Iroquois à Duhamel

Je suis un marcheur.
Je marche beaucoup, chaque jour généralement. C'est mon meilleur moment avec moi-même. Étant neurodivergent, j'ai un problème d'anxiété, de ressassement incessant de moments ou de situations et de suranalyse qui malheureusement, risque de m'accompagner toute ma vie. Ne vous en faites pas, je ne suis pas en douleur mental, mais si je n'entretiens pas le jardin de mes pensées, oui j'aurais mal.
La marche est devenu pour moi l'équivalent de la méditation. C'est un moment d'apaisement et de vide. Généralement, si une idée me ronge l'esprit, une marche de 45 minutes va me donner le répit nécessaire pour mieux m'outiller. C'était juste une façon de me mettre en forme au départ, maintenant c'est devenu le pilier de mon zen et je dois dire, mon zen par les temps qui court est vraiment pas mal.

Cet été, j'ai marché dans plusieurs villages de ma région et aussi dans quelques sentiers. Je ne suis pas un expert et j'ai un cardio pas terrible, mais je m'en sors généralement bien. J'en ai profité pour prendre ma voiture, rouler un ptit 30 minutes et allé à Duhamel et essayé le sentier Iroquois. Un sentier qui serait touché le moins possible, pour gardé la beauté du territoire intégrale. Je ne serai pas sexy en vous annonçant que je ne l'ai pas fait au complet. Les montées et les descentes étaient nombreuses et j'étais un peu faiblard ce matin-là, mais j'en ai fait une bonne partie et ça m'a changé de mes marches sur des sentiers droits et longs. Ça m'a rappelé que je peux encore améliorer ma forme et que ce sentier est un défi que j'aurais à conquérir, cette année ou l'an prochain.
La marche me confronte, mais m'apaise à la fois. C'est un défi à mon rythme. J'ai apprécié voir une nature presque totale, où le sentier à foulé est construit des pas de ceux qui sont passés avant moi. Au final, beaucoup de gens marchent, je ne suis pas le seul qui y trouvent son réconfort. Comme quoi, on est tous un peu pareil.
